Burger alternatif

Mon cher et tendre a un amour inconsidéré pour le burger. Rien de mal à cela, mais moi, même si je ne déteste pas, je n’en ai pas toujours envie. L’autre soir, c’était le cas… Nous avions déjà préparé des boulettes de viandes pour des burgers quelques jours plus tôt, mais je n’avais pas vraiment envie de bidoche. Pas de problème… il aurait donc son burger et moi… un sandwich aux œufs avec un peu de poulet.

La préparation est des plus simples: on prépare simplement une petite omelette (ici, j’ai quelque peu mal jugé la grosseur et ça sortait de partout… sauf que c’était délicieux. Évidemment si on a une rondelle à œufs, ça rend la préparation plus simple et homogène. Il y avait aussi quelques morceaux de poulet déjà cuit que j’ai fait revenir avec quelques épices avant de les intégrer à l’omelette. Pour l’accompagnement, une salade simple composée d’épinards, de tomates et d’avocat avec un filet d’huile et de vinaigre balsamique. Tout cela était bien délicieux et quelque plus léger qu’un burger-frites. C’est aussi une alternative viable (sans le poulet) l’on a des invités végétariens (mais pas végétaliens).

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Grits

Oeuf sur grits

C’était il y a quelques années que j’ai découvert cette recette typique du sud étatsunien. Le nom m’intriguait fortement… j’avoue que j’imaginais quelque chose qui contiendrait de la viande. Eh bien, non. Les hominy grits sont composés d’une farine de maïs plus grossière que celle qui sert entre autres à préparer le pain de maïs ou les tacos. Celle-ci peut être obtenue dans les épiceries spécialisées (je les trouve chez Bulk Barn). Ça se prépare un peu comme la crème de blé, sauf que contrairement à celle-ci, ça se prête mal à une préparation sucrée. Il suffit de suivre les proportions suivantes: 4 parties de liquide (généralement de l’eau ou du lait ou une combinaison des deux) que l’on fait frémir et auxquelles on ajoute une partie de grits. On fait cuire à feu doux en touillant presque constamment pendant environ 3 minutes, jusque cela épaississe et prenne une consistante crémeuse.

On peut ajouter un fromage fort au mélange avant de verser dans un bol et de servir. Ici, j’ai ajouté du parmesan (je mets généralement du cheddar fort, mais je n’en avais pas sous la main en ce Vendredi Saint). Il n’est pas interdit d’y ajouter d’autres ingrédients, comme ces œufs miroir servis sur les grits chauds. Ça vous fait un brunch qui tient au corps!

J’ai appris à préparer les grits à partir de cette recette du site de Julie van Rosendaal.

Vendredi Saint

Je suis très religieux… ouain… Enfin… Voici notre brunch en ce Vendredi Saint. J’aime mes œufs brouillés, mais surtout pas avec du lait ou trop cuits. Et notre pain a subi je ne sais quel traumatisme en transit qui l’a fait entrer avec difficulté dans le grille-pain.

Au menu de ce soir: Chicken on the Way. Nous devions aller en pèlerinage à Saskatchewan River Crossing, mais une céphalée du diable (enfin, appelons-la par ce qu’elle est: une migraine) m’en a empêché ce matin. Nous nous contenterons donc de Calgary pour une excursion hors Red Deer.

La neige n’est pas encore toute fondue… mais le printemps s’en vient: la ciboulette commence à reverdir! Faudra nettoyer les plates-bandes durant la fin de semaine.

Saint-Valentin

En ce dimanche matin de Saint-Valentin, petit-déjeuner en amoureux. Nous nous sommes fait des œufs bénédictine. Oui, je sais, nous avons remplacé le jambon par du bacon et ma hollandaise était un peu plus liquide que je ne l’aurais voulu (je suis en train d’expérimenter pour trouver la bonne proportion beurre-jaunes d’œufs)… mais c’était bon! Et préparé en équipe avec ça!

Merci Oyaté, toi qui embellis ma vie au quotidien!

Ajout: Je viens de saisir (pendant que je suis occupé à préparer le souper) pourquoi la sauce est trop liquide… J’ai confondu ¼ de tasse et ¼ de livre de beurre. Une livre de beurre équivaut à deux tasses… donc je mettais deux fois trop de beurre. On se reprendra!

Humble repas de lundi soir

Le printemps dernier, alors que j’étais plongé dans la lecture d’un livre de cuisine (c’était quand j’étais encore célibataire et que j’occupais mes repas par la lecture), je me suis procuré, à prix imbattable, un moule à flan antiadhésif aux bords cannelés et à fond amovible. Une petite merveille. Je ne l’avais pas encore utilisé…

Puis, il y a deux semaines, alors qu’Oyaté et moi-même nous rendions à un rendez-vous que j’avais à Edmonton, nous avons fait une brève pause repas dans un estaminet sympathique où j’ai engouffré un morceau de quiche sous son regard inquisiteur: il me demandait ce que c’était que ce plat à l’allure étrange. «Je t’en ferai, un de ces jours», que je lui dis…

Puis, hier, en bricolant des œufs bénédictine (mon premier essai de sauce hollandaise), je me suis dit qu’il serait temps de mettre des œufs en pâte, mais pas deux fois dans la même journée. Le menu d’hier soir, une potée de poireaux, n’était pas à dédaigner non plus, tout de même! Donc, ce soir, après une fort longue journée au collège (grâce à Oyaté et à ses cours qui commencent tôt le matin, je suis au collège tous les jours à 9 h!), je me suis lancé dans la cuisine.

Ça me relaxe. Et il faut bien nourrir son homme!

Une quiche, c’est essentiellement un soufflé tout raplapla cuit en croûte; on pourrait aussi décrire la chose comme une tarte aux œufs avec les garnitures que l’on veut.

J’avais sous la main:

  • Assez de pâte à tarte (dont la recette se trouve ici) pour une grande abaisse, car mon moule à flan fait bien 35 cm de diamètre.
  • 9 œufs vigoureusement battus dans environ une demi-tasse (125 ml) de lait ou, si j’en avais eu sous la main, de crème.
  • Du poulet cuit (environ la valeur d’une tasse (250 ml))
  • Du jambon (environ la même quantité) coupé en dés et que l’on fait préalablement sauter dans un peu de beurre pour leur donner du goût et lui faire perdre son eau
  • Quelques champignons en fines tranches, sautés au beurre
  • Quatre oignons verts finement hachés
  • Une branche de céleri en fines tranches
  • Du fromage râpé (ici du cheddar et du parmesan)
  • Du persil frais haché

N.B. On prend les ingrédients dont on dispose; la quiche peut se varier à l’infini!

Alors là, pour la préparation, c’est fort simple. On dépose dans l’abaisse non cuite la viande et les légumes, que l’on assaisonne à volonté (j’ai utilisé des herbes de Provence, du thym, du sel et du poivre). On ajoute le fromage, puis on couvre du mélange d’œufs et de lait. On dépose ensuite dans le bas du four préchauffé à 375° F (190° C) et on laisse cuire environ 35-45 minutes selon le format de l’assiette à tarte. La chose gonfle en cuisant, mais se dégonfle sitôt sortie du four.

Pour servir, j’avais des quartiers de pommes de terre cuits qui n’attendaient que le moment opportun de se faire transformer en pommes de terre rissolées dans l’huile d’olive, avec des morceaux d’oignon et des herbes, puis des tomates fraîches, pour la vitamine C et parce que ça fait joli.

Oyaté m’accuse maintenant de vouloir l’assassiner à coups de cholestérol. Verdict: il aime.