Foire sur le patrimoine franco-albertain 2017

Le soleil se couche tôt présentement…

Je suis à Edmonton aujourd’hui dans le cadre de la Foire sur le patrimoine franco-albertain. Il s’agit là d’une rencontre toujours stimulante et intéressante de personnes intéressées par le patrimoine. Évidemment, la plupart des participant.e.s ont des cheveux blancs, mais l’intérêt est toujours là!

Cliquez sur l’image pour accéder au site de la SHFA.

 

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Quelques vues de Grande-Prairie

grande-prairie3Voici quelques vues générales de cette ville, la cinquième en importance en termes de population en Alberta. D’abord, ce courtier immobilier qui de toute évidence a dû s’établir dans ce qui fut soit un bureau de poste ou une banque…

grande-prairie2 grande-prairie8Il se trouve de l’autre côté de la rue par rapport à ce vaste édifice qui rassemble les services provinciaux. Comme j’y avais des réunions, j’ai eu la chance d’en voir l’intérieur aussi… qui n’avait aucun intérêt particulier. L’intégration d’une fontaine et de jeux d’eau entre l’édifice principal et le palais de justice était toutefois intéressant. Les deux édifices sont reliés par une passerelle.

grande-prairie4Nous avons pris notre premier repas là. Pas extraordinaire comme bouffe, atmosphère nulle et beaucoup trop cher. Mais bon… nous avions faim et nous essayions d’éviter les restaurants de chaînes qui sont plutôt la norme à Grande-Prairie.

grande-prairie5Tout près de là (en fait, tout ça se situe au centre-ville), on trouve le marché. Celui-ci n’est ouvert que le mercredi, mais on peut manger dans la foire alimentaire presque tous les jours. Je suppose que c’est le genre d’espace dont Red Deer rêve lorsque l’on parle de marché intérieur.

grande-prairie6J’ignore si c’est le fait du gel et dégel… ou si les ingénieurs ont particulièrement de la difficulté à mettre les bases de lampadaires au niveau à Grande-Prairie, mais un peu partout au centre-ville, on voit ces lampadaires surélevés (ou des bases seules, ce qui est particulièrement dangereux si on ne les voit pas).

grande-prairie7Toujours au centre-ville, l’aréna. Le nom peut surprendre… mais il s’agit d’un commanditaire. Installer l’aréna au centre-ville aide à garder à celui-ci une vitalité que celui de Red Deer n’a pas.

grande-prairie10Juste en bordure du centre-ville, un parc riverain et un trécel ferroviaire en bois… semblable à celui qui a brûlé à Mayerthorpe ce printemps.

grande-prairie15Trécel utile pour l’affichage d’avis importants… Non, je n’ai rencontré ni ours, ni orignal.

grande-prairie11grande-prairie12Le parc riverain est également le lieu où l’on trouve des installations sportives et le musée historique. Je n’ai pas eu le temps de le visiter… ce sera pour une prochaine fois!

grande-prairie13grande-prairie14Le patrimoine semble toutefois quelque peu négligé dans cette ville de passage… comme en témoigne cet édifice, une ancienne gare destinée à devenir un centre patrimonial. Ou peut-être que ce projet a cédé la place à un autre centre d’interprétation historique, situé pas tellement loin et soutenu par la Ville…

Je continuerai des explorations plus détaillées… notamment celle du collège, dans les prochains jours.

Journée internationale des archives

JIArchives2016Le saviez-vous? Le 9 juin est la Journée internationale des archives. Je ne le savais pas non plus, jusqu’à ce que je voie, à la dernière minute, cette annonce sur mon fil d’actualité de Fesse-de-Bouc (cliquez sur l’image pour accéder à la page FB de la Société historique francophone de l’Alberta). Comme je suis en «vacances», j’ai donc décidé d’aller faire un tour du côté de la capitale pour voir de quoi il en ressortait… et prendre l’air hors de Red Deer, car ça fait toujours du bien à mon cher et tendre.

Denis et ClaudeDans l’auditorium (de taille modeste) du Campus Saint-Jean, il y avait Denis Perreaux, directeur de la SHFA et Claude Roberto, archiviste aux Archives provinciales. Nous étions cinq dans l’auditoire. Au programme, une dizaine de courtes vidéos présentant le rôle et l’importance des archives, ainsi que le travail qui s’y fait. Le but visé était de mettre en évidence le rôle crucial des archives comme mémoire du passé, ce qui est d’autant plus important pour une minorité culturelle quand celle-ci n’a pas d’institution centrale pour y archiver ses documents. Le défi demeure de provoquer le réflexe de conservation pour des gens qui, en général, ne se considèrent pas assez «importants» pour que leurs documents intéressent qui que ce soit.

J’ai retrouvé certaines de ces vidéos que je vous présente pour vous donner un échantillon:

Réunion inaugurale

SHFA BannerComme je le disais hier, j’étais de passage à Edmonton pour une réunion. Il s’agissait du conseil d’administration de la Société historique francophone de l’Alberta (SHFA), auquel j’été élu en novembre dernier, à l’occasion de la Foire annuelle sur l’histoire francophone en Alberta, qui avait porté sur le thème de la réconciliation, surtout en ce qui concerne la controverse autour de la Murale Grandin à Edmonton. J’étais membre du C.A. de l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA) lorsque celle-ci, en 2013, a officiellement entériné la création de la SHFA en tant qu’entité autonome de la francophonie, et chef de file du dossier patrimoine. Comme je le disais en août dernier, après quatre ans au C.A. de l’ACFA, j’ai décidé de ne pas me représenter, en grande partie parce que je préférais consacrer mes énergies à cette société naissante, et que je ne pouvais pas siéger au conseil des deux organismes simultanément.

Le dossier patrimonial m’intéresse à la fois de par ma profession, mais aussi parce qu’il s’agit d’une passion, particulièrement lorsqu’il s’agit de l’histoire de groupes minoritaires. Notre réunion, qui se déroulait à la salle historique du Campus Saint-Jean, fut marquée au coin de la complicité, mais aussi des discussions tout ce qu’il y de plus sérieuses. J’aime déjà bien ce petit groupe de passionnés et je sens que cet engagement sera significatif pour moi. J’ai eu le plaisir de revoir certaines vieilles connaissances, puis de rencontrer d’autres personnes vues une seule fois, à la Foire sur le patrimoine franco-albertain à l’automne.

Oh! Et puis-je confier que de vivre un C.A. qui ne dure que six heures d’une journée est infiniment préférable à un C.A. qui dure deux journées entières réparties d’un vendredi soir à un dimanche midi? Je ne regrette aucunement mon choix d’avoir quitté le C.A. de l’ACFA, même si les dossiers qui s’y débattaient comptent évidemment beaucoup pour la francophonie dans son ensemble.

Maison Redpath: un deuil

Je croyais que ce genre de formule (riche investisseur foncier achète bien patrimonial — riche promoteur foncier laisse le bien patrimonial se dégrader au point où il n’est plus possible de le sauvegarder sous la bienveillante surveillance des autorités municipales — riche promoteur propose un projet et réussit à le faire passer à travers tous les filets règlementaires) n’arrivait qu’en Alberta…

Triste. Trente ans d’abandon. Et là, une disparition très prochaine. C’est le passé de ce qui fut la métropole industrielle du Canada qui s’envole avec ces maisons qu’on laisse se faire démolir.

Pour un peu de contexte et des images de ce qui reste de ce qui faut un joyau de l’architecture victorienne finissante, allez faire un tour ici. Oh… et un point de vue fort différent du mien, mais qui se vaut, peut se lire ici, avec des photos de l’emplacement.

Mise à jour: J’apprends en ce 18 février que le gouvernement provincial vient d’intervenir pour interrompre la démolition annoncée… le temps d’étudier davantage le caractère patrimonial de l’immeuble. Disons qu’il est un peu tard pour intervenir… mais on ne sait jamais.

Bonne nouvelle pour le patrimoine

Cliquez sur l'image pour accéder à l'article complet sur le site du Franco.

Il semble toujours en Alberta que le patrimoine est négligé, surtout lorsque ce sont les francophones ou autres minorités qui sont concernés. Voici que dans le petit village de Lac La Biche, le site de la mission sera restauré grâce à des fonds de Parcs Canada. L’endroit, désigné Lieu historique national du Canada en 1989, avait vu un de ses bâtiments brûler il y a trois ans. Des fonds seront désormais à la disposition de la Société historique de la Mission de Lac la Biche pour entreprendre des travaux de restauration et des fouilles archéologiques.

Et pour ceux qui se demanderaient où ça se trouve, ce coin un peu perdu du Nord francophone de l’Alberta, voici un extrait de la carte Google.

C’est à environ 220 km au nord-est d’Edmonton, donc à environ 5 heures de Red Deer… et je n’y suis pas encore allé!

Soit dit en passant, je sais que cette nouvelle n’est plus de la toute première fraîcheur… mais comme je reçois le Franco (version imprimée) une bonne semaine après sa publication…

Idéologie? Mets-en!

Capture d’écran: Société Radio-Canada. Cliquez sur l’image pour accéder au site original.

Qu’il y ait une certaine dérive idéologique au sein de notre gouvernement fédéral depuis que les cons-serviteurs ont été élus pour former un gouvernement majoritaire, on n’en doutait pas. Mais voilà que ça s’immisce vraiment partout.

Les médias nous frottent les oreilles depuis l’an dernier avec le bicentenaire de la Guerre de 1812, ce conflit (le dernier) qui a opposé l’Amérique du Nord britannique (aujourd’hui le Canada) et les États-Unis de 1812 à 1814. Le conflit s’est surtout déroulé sur les Grands Lacs et a engendré quelques échaufourrées dans le sud du Québec (notamment la bataille de Châteauguay).

Ce conflit, qui s’est terminé en match nul, est surtout remarquable pour avoir amené, lors de la paix de Gand et des traités qui ont suivi la fin de la guerre, la création de la plus longue frontière non militarisée au monde, le long du 49e parallèle. Cela ne veut toutefois pas dire que les relations canado-étatsuniennes ont été au beau fixe depuis l’établissement de la frontière en 1818…

La Guerre de 1812 a également relégué les Premières Nations, autant au Canada qu’aux États-Unis, au rang d’empêcheur de développer les terres de l’Ouest. Bel héritage.

À mon sens et au sens de bien des gens qui ont grandi ailleurs que dans le sud de l’Ontario, la Guerre de 1812 est plutôt insignifiante dans l’ensemble des facteurs qui ont influencé l’évolution du Canada. Et pourtant, voilà que, opportunisme politique et volonté d’augmenter la visibilité de l’histoire militaire du Canada se conjuguent pour profiter de cette année bicentenaire. Et on voudrait que toutes les communautés francophones à la grandeur du pays commémorent soit la Guerre de 1812 (événement bien local au sud de l’Ontario, je le répète) ou encore le Jubilé de Diamant de Sa Majesté la Reine, ce qui ne fait pas vibrer la fibre patriotique des Canadiens français bien bien fort, on l’admettra. Ça me dégoûte, cette utilisation de l’histoire pour promouvoir une idéologie royaliste et militariste.

Commémorera-t-on avec autant de pompe le centenaire du naufrage du Titanic cette année?