Edmonton sous la neige

edmonton-neigePhoto prise hier après-midi, une fois le Congrès annuel de la francophonie albertaine terminé. On peut voir au premier plan la verrière et les terrasses du centre de conférences Shaw… puis la vallée de la rivière Saskatchewan Nord vers l’est et le pont piétonnier appelé à être sous peu démoli pour permettre la construction d’une nouvelle ligne de train léger sur rail. Un nouveau lien piétonnier et cycliste sera intégré au nouveau pont du train, peut-être comme le pont Dudley Menzies, un peu plus à l’ouest.

Oh! Et pour notre retour à Red Deer, on nous prévoit de la pluie verglaçante. Le cocktail complet, je vous dis!

Photo tirée du site d'Environnement Canada. Cliquez sur l'image pour accéder aux prévisions à jour.
Photo tirée du site d’Environnement Canada. Cliquez sur l’image pour accéder aux prévisions à jour.
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Un petit indice…

Mayerthorpe reconstruitSi vous ne savez pas où nous nous dirigeons… voici un petit indice qui se trouve en chemin. J’en ai déjà parlé ici.

Walterdale nouveau

Walterdale nouveauAu centre de cette photo, prise d’un petit pont le long de la promenade Saskatchewan sur la rive sud de cette même rivière à Edmonton, on peut apercevoir l’imposante structure du nouveau pont Walterdale, qui remplacera bientôt le pont centenaire que l’on voit à sa gauche. Le pont, suspendu à une arche d’acier monumentale, fait partie de ces structures «signature» que diverses villes cherchent à créer depuis plusieurs années; le pont de la Paix à Calgary et le nouveau pont Champlain dont on débute la construction à Montréal sont d’autres exemples.

Walterdale nouveau 1Les arches s’élèvent à 56 mètres, soit presque la hauteur du pont High Level, qui se trouverait juste à droite du champ de cette photo, où l’on voit les deux ponts Walterdale avec le centre-ville en fond de scène, puis, plus à gauche (à l’ouest), on aperçoit le dôme de l’édifice législatif. Entre les deux, le gros édifice blanc se dresse à peu près là où se trouvait le fort historique de la Compagnie de la Baie d’Hudson qui a donné son nom à la ville. Le pont, comme bien d’autres projets de cette envergure, a connu quelques retards (et des défis techniques lorsqu’il s’est avéré difficile de faire arriver à Edmonton les morceaux d’arches construits en Chine mais qui ne passaient pas par les tunnels ferroviaires des Rocheuses).

Une fois complété, le nouveau pont Walterdale offrira une voie de circulation supplémentaire et constituera l’entrée principale du centre-ville en provenance du sud. On peut accéder à une panoplie de renseignements, incluant un historique de la construction et des photos et vidéos (comme celle ci-dessus qui montre le levage final de l’arche en avril dernier) sur le site dédié de la ville d’Edmonton. On devine bien que si j’en avais le temps et que je vivais plus près, ce projet m’intéresserait au plus haut point. De toute évidence, ce nouveau pont va changer le paysage du centre-ville et nous allons dire adieu à la surface de l’ancien, en grillage, qui nous faisait vibrer en traversant la rivière.

Vingt jours!

Nouveau viaduc de Mayerthorpe. Source: Canadien-National, via Radio-Canada. Cliquez sur l'image pour voir dans l'article-source.
Nouveau viaduc de Mayerthorpe. Source: Canadien-National, via Radio-Canada. Cliquez sur l’image pour voir dans l’article-source.

Vingt jours (à travailler 24 heures par jour), c’est tout ce qu’il a fallu pour reconstruire le viaduc ferroviaire de Mayerthorpe, détruit le mois dernier par un incendie que l’on soupçonne d’être d’origine criminelle. Je n’ai pu m’empêcher de penser qu’une telle célérité témoigne d’une part de l’importance économique capitale de ce tronçon de voie ferrée, mais aussi que, quand on veut et qu’on y met les ressources, il est possible de construire des structures fort rapidement.

En farfouillant un peu sur le ouèbe pour me renseigner sur les divers viaducs ferroviaires en bois toujours en existence, j’ai appris que, à quelques kilomètres à l’est du viaduc incendié et reconstruit, on trouve l’un des plus imposants viaducs ferroviaires en bois toujours en usage dans la province, le viaduc de Rochfort, construit en 1914, d’une longueur de 736 mètres et d’une hauteur maximale de 33,5 mètres. Il serait le plus long pont sur chevalets de bois en Amérique du Nord. Il se situe sur la même ligne de chemin de fer que celui qui vient d’être remplacé.

Image: Google Maps
Image: Google Maps

J’ai soudain des envies d’aller faire un tour le long de la route 43 et de visiter le nord-ouest de la province cet été. Après tout, je ne suis toujours pas allé à Grande-Prairie! Il faudrait bien que j’aille visiter leur nouveau musée de paléontologie, maintenant prisé.

Malheureusement, les nouvelles ne sont pas aussi bonnes du côté de Fort McMurray, où le feu continue à prendre de l’expansion et a détruit un camp de travailleurs (déserté). Son expansion continue vers le nord et l’est.

Tragédie ferroviaire

Trecel Mayerthorpe en feu
Photo par la ville de Mayerthorpe via CBC. Cliquez sur l’image pour voir un diaporama de photos.

Mardi dernier, nous apprenions que le pont ferroviaire de Mayerthorpe brûlait comme une torche. Il s’agit d’une voie ferrée toujours utilisée et qui dessert le nord-ouest de la province, contrairement à un incendie semblable (et accidentel) qui a récemment détruit un trécel de bois désaffecté en Saskatchewan. Le feu a été spectaculaire et a entraîné l’évacuation d’une école et de résidences voisines.

Mayerthorpe, c’est une petite ville à environ 130 km au nord-ouest d’Edmonton qui a fait les manchettes nationales il y a un peu plus d’une décennie à cause d’une autre tragédie, policière celle-là.

Mayerthorpe et Edmonton

Le pont ferroviaire est situé juste à côté de la ville (peint en rouge à côté de la flèche):

Mayerthorpe

Ce pont en bois a évidemment été traité au fil des ans pour éviter qu’il pourrisse, mais ces produits, généralement à base de pétrole, ont créé un brasier spectaculaire et impossible à maîtriser. Il ne restait presque rien du pont à la fin de la journée.

Trecel Mayerthorpe brule
Photo par la ville de Mayerthorpe via CBC. Cliquez sur l’image pour voir un diaporama de photos.

Dès la soirée de mardi, l’incendie était considéré suspect. Voici que des accusations criminelles ont été portées contre le fils d’un ancien maire du patelin, pompier de profession et pyromane à ses heures, apparemment. A-t-il été inspiré par l’incendie saskatchewanais? Je l’ignore. Cependant, on peut s’attendre à ce que ces structures, qui sont cruciales pour assurer l’intégrité du système de transport ferroviaire, soient davantage surveillées à l’avenir. J’ignore combien de ponts ferroviaires de bois existent toujours au pays et s’il y a des projets pour les reconstruire en acier, mais j’imagine que les compagnies ferroviaires doivent tirer leurs plans.

Le Pont de la Paix

En ce samedi ensoleillé et vraiment printanier, Dr CaSo devait se rendre à Calgary pour aller remplir son devoir de citoyenne française. Nous en avons profité pour voir de plus près ce pont piétonnier et cycliste nouvellement inauguré (après une fort longue controverse) dans la métropole. Il s’agit du Pont de la Paix, reliant le quartier de Sunnyside, sur la rive nord de la rivière Bow au quartier plutôt huppé d’Eau-Claire, sur la rive sud.

Le pont est de toute évidence une œuvre d’art architectural. Il me faisait curieusement penser à la fusée de Tintin… ce qui aurait probablement été encore plus le cas si le schème de couleur prévu dans les images concept (cliquer sur la photo ci-haut pour voir le contraste) avait été réalisé. Le blanc à l’intérieur aurait également moins donné l’impression de marcher dans un tunne… mais je suppose que ça aurait augmenté les frais et peut-être encouragé les graffiteurs, qui ne se sont pas faits prier pour commencer leur ouvrage sous le pont.

Bon… au moins, c’est pour promouvoir la bonne entente… Mais bon… J’ai pris cette photo lorsque je suis descendu sous le pont pour prendre une photo de sa structure fascinante:

Cette oeuvre de l’architecte espagnol Santiago Calatrava a, comme bien des projets de cette envergure, entraîné des dépassements de coûts, des critiques virulentes à cause de son caractère novateur et des problèmes techniques lorsque les soudures entre les pièces importées d’Espagne ne remplissaient pas les normes locales… Mais il s’agit bien d’un ajout majeur au paysage riverain qu’on prendra plaisir à traverser lorsque nos bicyclettes nous ramèneront, Oyaté et moi, à Calgary cet été.

 

Le pont sur la rivière… Kwa?!

Puisque je reviens en arrière dans mes albums de photos, il faut que je parle de deux visites mémorables qui ont suivi notre passage à Drumheller (ma mère et moi) en juin dernier. Plutôt que de revenir directement à Red Deer après une matinée passée au musée Tyrell, j’ai décidé d’obliquer vers l’est, car ma mère était véritablement impressionnée par les formations rocheuses de la vallée de la rivière Red Deer. On nous annonçait aussi quelques autres attractions à proximité. Nous avons d’ailleurs fait un arrêt, ce même jour, à l’un des sites les plus accessibles (et vulnérables) pour voir des cheminées de fées.

Sur la «route des hoodoos» (cheminées de fées en anglais), il y avait un panneau annonçant un pont suspendu. Les lectrices et lecteurs réguliers de cette chronique sauront que ces structures me fascinent. Je me doutais bien que si l’on parlait ainsi d’un pont, il devait bien avoir une certaine importance… malgré le fait que pour s’y rendre, on emprunte une route très, mais alors là très secondaire. De plus, aucune route traversant la rivière n’était indiquée sur ma carte routière.

Je m’attendais à un pont véhiculaire, mais, ô surprise, il s’agissait plutôt d’un pont piétonnier. Et un pont un peu particulier, qui a été construit pour transporter le minerai (du charbon) extrait sur la rive nord vers le terminal de chemin de fer qui se trouvait sur la rive sud, là où nous trouvions.

Un écriteau sur le pylône sud du pont donne une petite explication historique de son importance. Il semblerait qu’avant sa construction en 1931, la mine qui se trouvait sur la rive nord faisait parvenir le minerai sur la rive sud, plus rapprochée d’une gare, par un système apparenté à celui dont j’ai déjà parlé il y a quelques mois.

Le pont actuel, reconstruit en 1958, donne quelques frissons…

… surtout si on décide de regarder la surface (si même on peut employer ce mot) du tablier. Un panneau interdit formellement de faire balancer le pont (des haubans latéraux diminuent d’ailleurs les mouvements), mais il suffit qu’une personne marche pour que le tout se balance…

Oui. Ce sont mes petons. Avec la rivière Red Deer et quelques branches verdoyantes en arrière-plan. Dr. CaSo, je te promets de ne pas t’imposer cette traversée.

La vue sur la rivière vaut la traversée. Ma mère, hésitante au début (elle est sujette au vertige) s’est laissée convaincre, probablement par la beauté du paysage. On la voit d’ailleurs sur la photo d’en-tête, portant un chandail jaune et se tenant sur la rive nord, que l’on ne peut rejoindre qu’en traversant le pont. Je suppose que, après son baptême de l’air, elle s’est dit que ce ne devait pas être si pire que ça.

Les falaises bordant la vallée de la rivière sont tout de même spectaculaires à cet endroit. On peut voir les éboulements qui ont scellé l’entrée de la mine, mais aussi des rochers ferrugineux d’une superbe couleur rouge.

Cliquez pour agrandir.

Après cette double traversée sur un pont transparent et branlant (il fallait bien revenir sur la rive sud où nous attendait Bernadette), nous étions prêts pour aller découvrir un autre élément du patrimoine des Badlands qui se trouvait à proximité, la mine Atlas. J’en parlerai d’ailleurs demain.