Une autre découverte

AllIndiaNous étions à Edmonton pour rencontrer la directrice du Secrétariat francophone. Nous avons fait quelques courses… puis il se faisait tard. Nous avions faim, mais nous avions été déçus de notre dernière expérience à notre resto indien habituel. Une petite recherche (l’application Yelp est bien utile lorsqu’on est ailleurs que chez soi; que faisions-nous avans les téléphones cellulaires?) et nous sommes tombés sur ce restaurant niché dans les profondeurs de Mill Woods, dans le sud-est de la ville, un quartier à la population indienne abondante.

C’est délicieux et fréquenté par la population locale. On y reviendra! Il y a aussi une épicerie spécialisée juste à côté, de quoi nous fournir en délicieusetés…

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C’est tentant!

Burger's PriestAvouez qu’avec un nom pareil, on veut aller y faire un tour… le salut par le burger! Il s’agit d’une chaîne torontoise dont, pour l’instant, le seul restaurant hors de la GTA (Greater Toronto Area) se trouve sur l’avenue Jasper à Edmonton. Je passais devant l’autre jour en allant rejoindre Oyaté après ma petite excursion photographique autour de l’édifice législatif, mais je n’ai pas encore eu l’occasion d’essayer. Je vous tient au courant si j’essaie. Le menu a l’air intéressant.

Mise à jour sur le centre-ville

StantecIl y a très longtemps que je n’ai pas fait de mise à jour concernant l’évolution du centre-ville de mon patelin. Il ne s’y passe rien de bien spectaculaire; le changement est plutôt évolutif et axé sur la restauration. Cependant, il y a quelques signes de renouveau potentiellement prometteur. D’abord, depuis quelques années, la tour initialement nommée «Executive Place» et construite pendant les années d’abondance, mais terminée au début de la récession, a commencé à se remplir. L’an dernier, la firme d’ingénérie Stantec y a déménagé et en occupe maintenant plusieurs étages. Le projet d’un restaurant en terrasse au dixième étage semble toutefois avoir été abandonné; en lieu et place, il y a quelques mois, un bar-restaurant de chaîne a ouvert ses portes au rez-de-chaussée et semble connaître un certain succès. Si cela amène du monde au centre-ville hors des heures de bureau, tant mieux.

Ross PatioLa construction de la tour Stantec avait amené la fermeture pendant plusieurs années des voies de droite de la rue Ross (qui est à sens unique). Elles devaient rouvrir une fois la construction terminée, mais le conseil municipal a plutôt décidé de rendre permanent cet obstacle à la circulation en créant un espace public autour du cénotaphe. Pendant l’été, celui-ci se prolonge à l’ouest jusqu’à la prochaine intersection pour former le «Ross Street Patio», où se trouve un piano public. Il n’y a pas beaucoup d’animation, en général, mais il y a des soirées avec artistes. Le tout semble avoir eu suffisamment de succès pour que l’initiative se poursuive. Je ne peux pas dire que les automobilistes apprécient.

En bordure de cet espace, les commerces n’ont souvent pas la vie très longue, sauf certains qui sont établis depuis longtemps. Ceci dit, deux restaurants semblent remporter un certain succès: To the Lost et Red Boar Smokery, juste à côté (que l’on peut apercevoir à droite sur la photo ci-haut).

DoseIl y a environ cinq ans, le café Dose a ouvert ses portes au deuxième étage de Sunworks. L’endroit ne m’a jamais plu à cause de son proprio prétentieux qui a une conception à la fois bien personnelle et élitiste du café. Ceci dit, les quelques fois où j’y suis allé, le café était bon sans être exceptionnel. Il y a deux ou trois ans, le café a déménagé sur la «Petite Gaetz» au centre-ville et l’espace qu’il occupait auparavant est maintenant occupé par un comptoir-lunch et café, le Coconut Room, qui constitue une amélioration sur Dose.

Sweet CravingsLes petits cafés et casse-croûtes qui étaient une rareté au centre-ville il y a quelques années font de plus en plus leur apparition et font maintenant compétition à ce qui est un peu leur ancêtre, la cupcakerie Babycakes (dont j’ai parlé ici), toujours tenue par nos amies un peu à l’écart du centre-ville. Il y en un autre, face à Sunworks et au Patio Ross que je n’ai pas photographié.

Cool BeansCelui-ci, le café Cool Beans, a ouvert ses portes dans un autobus anglais en 2011 dans un coin plutôt ingrat au sud du centre-ville. Il a récemment déménagé sur le site d’un édifice incendié il y a environ une décennie et qui a été rempli peu avant le déménagement du bus sur le site. Il n’est ouvert que l’été, mais il permet des rassemblements intéressants, notamment celui de vendeurs ambulants les vendredis midis. Je n’y suis pas encore allé… mais je trouve l’idée géniale.

RemixEnfin, au cours de ma courte promenade de cet après-midi, j’ai aperçu ce commerce ouvert récemment et qui s’annonce comme offrant des objets principalement recyclés. Une vingtaine d’artisans locaux y offrent des meubles anciens réparés ou transformés pour leur offrir une nouvelle fonction, ainsi que de l’artisanat plus loufoque, comme des chandeliers faits de bouts de tuyau de cuivre. Bon… c’est couci-couça, il y a beaucoup de babioles importées de Chine, mais surtout beaucoup trop d’enseignes diverses ayant soit des pensées pseud0-inspirante, soit des versets bibliques.

Voilà… une petite promenade d’après-midi alors que je pensais aller chercher mes orthèses podiatriques enfin prêtes et que je me suis heurté à une porte close.

Quand on a la dalle…

BoardwalkCe n’est pas dans mes habitudes, mais quand on a faim, qu’il se fait tard, qu’on a parcouru deux centres d’achats avec sa belle-famille et qu’on a les pattes en compote, il faut parfois tout simplement manger quelque chose de rapide et d’énergétique. Du fastefoude, quoi!

Boardwalk1Ce restaurant appartient à une chaîne étatsunienne dont l’étendue au Canada se limite pour l’instant à quelques succursales en Alberta, en fait, à Calgary et dans sa région immédiate:

Image tirée du site corporatif de Boardwalk. Cliquez sur l'image pour y accéder.
Image tirée du site corporatif de Boardwalk. Cliquez sur l’image pour y accéder.

Boardwalk2Comme c’est le cas pour plusieurs chaînes récentes, on trouve près de l’entrée un panneau racontant l’histoire de cette chaîne qui a connu ses débuts au Maryland il y a 35 ans.

Boardwalk1

Le décor, bien que simple, est soigné et le service attentionné. Les burgers valent vraiment le détour, autant pour le pain que pour la viande. Les rondelles d’oignons étaient vraiment délicieuses: croustillantes à souhait et pas excessivement grasses. Nous y retournerons probablement si nous sommes dans le coin.

AGA!

AGAACFARD2016C’était hier l’assemblée générale annuelle de l’ACFA régionale de Red Deer. Nous n’étions pas nombreux, mais nous avons pu en savoir davantage sur l’ensemble des activités qui ont eu lieu durant l’année écoulée, et surtout en apprendre sur les projets pour l’année à venir. Le toujours dynamique directeur Bruno Collet (assis à gauche à la table) a plein de projets d’activités pour les francophones de la région de tous âges.

Comme certains lecteurs le savent, j’ai moi-même été conseiller régional pour l’ACFA de 2008 à 2011, puis membre du conseil d’administration provincial de 2011 à 2015. J’ai choisi de ne pas me représenter afin de me consacrer à d’autres projets, notamment la Société historique francophone de l’Alberta. Ceci dit, je demeure intéressé au plus haut point par ce qui se fait localement, surtout si je peux éventuellement y contribuer.

ACFARD2016Les organisateurs avaient eu la brillante idée d’organiser l’AGA en marge des festivités de la Saint-Jean-Baptiste locale, qui a attiré un bon nombre de participants. Ici, la pause souper était en marche et les festivités pas encore vraiment commencées.

ACFARD bouffeLa nourriture abondante se préparait juste à l’extérieur de Festival Hall, l’endroit où avait lieu la fête. Au barbecue: Charles et Nicole Leclair, fiers franco-albertains originaires du Manitoba, et propriétaires du restaurant ABC Country local.

ACFARD Les LeclairLeur engagement dans la communauté francophone locale ne se dément pas: ils répondent toujours présents!

Centre-ville

Calgary Downtown 1C’est aujourd’hui l’anniversaire d’une bonne amie qui, non seulement s’assure encore une fois avec sa femme que nos félins adorés ne manquent de rien en notre absence, mais qui s’est déplacée à Calgary pour écouter ma conférence et celle d’une de mes collègues. Ma présentation à l’Université Mount-Royal s’est fort bien déroulée et les ateliers m’ont donné matière à réflexion. En fin d’après-midi, j’ai enfin pu aller me présenter au bureau d’inscription du congrès à l’Université de Calgary et parcourir rapidement la foire des éditeurs… Il y a des choses bien tentantes là-dedans…

NexenUne chose m’a frappé: malgré la récession (ou peut-être à cause d’elle), il y a beaucoup de chantiers au centre-ville…

Calgary Downtown 2Nous avons célébré ça dignement à l’un de nos restaurants préférés au centre-ville pour les occasions spéciales. Cliquez sur l’image pour accéder à leur site.

CasbahUn délice, comme d’habitude. En bonne compagnie en plus! Après tout ça, un bon bain et un peu de repos, car la nuit dernière a été courte.

Un rien de nostalgie

Memories
Café Memories, rue Clarence, dans le Marché By à Ottawa. Photo tirée de Google Street View.

J’ai de nombreux souvenirs de ce café du vieux marché d’Ottawa, un lieu que j’ai souvent fréquenté durant mes années d’études, surtout en agréable compagnie. Nous y allions pour prendre un chaleureux dessert, un quelconque café décadent… tout en papotant. C’est là que j’ai dégusté mes premiers cafés à base d’expresso. J’y ai appris et partagé des confidences; j’y ai aussi beaucoup ri. Je me souviendrai toujours, entre autres, de cette soirée où, en compagnie d’amis, mon coloc (et excellent ami aussi) et moi y dégustions je ne sais plus trop quelle somptueuse sucrerie. Soudain, devant l’air distrait de mon coloc, l’un des convives avait lancé, dans son authentique accent britannique: «How short was the skirt?», imaginant (probablement avec raison) que mon coloc avait les yeux fixés sur une jolie jeune demoiselle… Éclats de rires tout autour de la table et regard ébahi du principal intéressé, revenant à la réalité.

Nous y allions l’hiver pour nous réchauffer; les vitres givrées du plancher au plafond nous faisant apprécier la douce chaleur de l’intérieur, où trônait un gigantesque comptoir avec ses sections réfrigérées dans lesquelles s’alignaient des douzaines de gâteaux faits maison, le tout sous un plafond de tôle en relief datant d’un autre âge. C’était le genre d’endroit un peu bohême et sympathique où l’on pouvait croiser autant les habitants du lieu que les touristes. Les toilettes, pas toujours d’une propreté irréprochable, étaient couvertes d’affiches annonçant des prestations d’artistes locaux comme d’autres plus prestigieux. En été, sa terrasse était incomparable… du moins jusqu’à ce que le gouvernement étatsunien construise la monstruosité architecturale bunkeresque qui lui sert d’ambassade au milieu des années 1990, bloquant toute la vue vers la colline parlementaire.

Eh bien! J’apprends ce soir en feuilletant les nouvelles de la capitale (ça m’arrive), que le café a récemment déménagé. Qui plus est, le déménagement a été motivé par l’état de délabrement du bâtiment, qui, paraît-il, a «atteint la fin de sa vie utile». Et voilà que le Conseil municipal a autorisé sa démolition. Ce qui le remplacera n’est pas encore décidé, parce que le bâtiment proposé jure vraiment avec l’environnement bâti. Surtout, l’édifice illustré dans l’article en lien n’a rien de la chaleur de l’original…

Bon. Ça me fait un endroit de moins à visiter lors de mon prochain passage à Ottawa, apparemment. Ça fait partie de la vie, mais ça ne me rajeunit pas (les souvenirs dont je parle datent maintenant d’une vingtaine d’années!). Il me reste toujours, une rue plus loin, une délicieuse gelateria qui n’a pour seul inconvénient d’être trop occupée durant les mois d’été… mais où les souvenirs abondent aussi.