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Bonsoir de la Saskatchewan!

Route 41 vers Lloydminster

Salutations de la province voisine! C’était la route pour s’y rendre, dans le paysage fort différent du nord-est de l’Alberta, où la prairie cède décidément le pas à la forêt. Je me suis encore payé une belle trotte en ce samedi, mais je ne le regrette nullement.

Mon premier objectif était bel et bien la fête franco-albertaine, qui bat son plein à Saint-Paul. Évidemment, avec le trajet, il aurait fallu que je me tire du lit à 6 heures au moins pour y arriver à une heure décente, mais ce ne fut pas le cas, entre autres parce que je me suis laissé distraire hier soir par un livre tellement intéressant que je n’ai pas vu le temps passer. Ça m’arrive. Trop souvent, peut-être.

Donc, je suis parti de chez moi vers 10 heures et, comme je suis du genre à aller farfouiller un peu partout en chemin, je suis finalement arrivé à Saint-Paul à 15 heures; je pensais être à temps pour au moins réussir à obtenir une place pour le méchoui annoncé pour le souper. Cependant, déception: tous les billets étaient vendus. J’ai dû me contenter de voir l’hénaurme barbecue dans lequel on faisait cuire le porc et d’en sentir les délicieuses odeurs.

Méchoui

Une amie de l’ACFA provinciale m’a suggéré d’attendre et de voir s’il resterait de la bouffe, car paraît-il que le bestiau était plus gros que prévu. Cependant, après une tournée du site (qui était plutôt tranquille pour cause de spectacle de magicien en cours), j’ai plutôt décidé d’aller plonger plus avant dans cette région qui constitue un des bastions de la francophonie albertaine et dont je vous reparlerai plus en détails à une autre occasion. La fête franco a été un peu décevante pour moi, mais la faute m’en incombe en grande partie. J’ai failli revenir pour les spectacles en soirée, mais j’ai plutôt décidé, après avoir soupé à Bonnyville, de reprendre le chemin vers Lloydminster, où j’avais de toutes façons prévu aller coucher. Lorsque j’aurai visité quelques-uns des attraits de cette ville, dont les piquets d’arpentage géants (30 m) qui marquent la frontière et que j’ai aperçus en arrivant, je vous en parlerai davantage, photos à l’appui. Il pleuvait abondamment à mon arrivée… et j’ai appris qu’il y avait eu menace de tornade à Red Deer. Ce n’est pas rare à cette période de l’année, mais c’est toujours inquiétant.

On the Road Again

Hwy 2 at Red Deer

Eh oui! Il faut reprendre la route… car la fête franco-albertaine, à Saint-Paul, ne viendra pas jusqu’à moi. J’aurais aussi pu me rendre à Batoche, pour la fête fransaskoise, eussé-je su avant ce matin (par la radio) qu’elle avait lieu la même fin de semaine… Donc, la francophonie s’éclate dans l’Ouest canadien en fin de semaine. Et j’ai l’intention d’être de la partie. À plus tard, donc!

Et salutations à Céline et David, que j’ai eu le plaisir de rencontrer hier, alors qu’ils étaient en route vers Edmonton pour aller à Jasper aujourd’hui. La blogosphère francophone de l’Alberta est sur la trotte…

Cerf à Waterton

Est-ce que ce charmant cervidé croqué à Waterton avait bouffé ma connexion internet hier soir? Je l’ignore… Chose certaine, je n’ai pas réussi à écrire l’article racontant mes péripéties de la journée parce que le signal du modem du motel était trop faible pour mon ordinateur. J’ai fait contre mauvaise fortune bon cœur et je me suis payé une agréable soirée d’écriture et de lecture.

Comme le dit souvent ma mère, je suis «mardeux». Pour mes lecteurs d’outre-Atlantique, c’est du joual québécois pour «très chanceux». Arrivé inopinément (et prêt à toute éventualité) à Waterton, un petit village touristique dont je parlerai en détail plus tard, sans réservation aucune, je me suis pointé au seul motel abordable de l’endroit et j’ai obtenu une chambre au plus bas tarif (bon, ça explique peut-être la connexion aléatoire, mais on ne chipotera pas).

Itinéraire 1-2 juillet 2009

Comme d’habitude, cliquez sur la carte pour l’agrandir ou sur ce lien vers Google Maps pour obtenir une version zoomable. Le trajet des points A à C a été parcouru hier; puis de C à F aujourd’hui. J’avais prévu revenir par la route 22 (qui part de Pincher Creek et se rend à Mayerthorpe, longeant les Rocheuses plus à l’ouest que la route 2, mais la fatigue l’a finalement emporté… Je me reprendrai.

Exposition Medalta

Ainsi, mercredi matin, à Medicine Hat, je me suis rendu à l’ancienne usine de Medalta Potteries, qui a été aménagée en superbe musée industriel. En chemin, je me suis arrêté devant la gare, qui est d’un style bien particulier et qui présente d’intéressante différences face aux gares «à l’emporte-pièce» que le Canadien Pacifique a construit un peu partout dans l’Ouest canadien. En rentrant à la maison, un message téléphonique m’a inquiété: la police du CP voulait prendre contact avec moi! J’ai immédiatement rappelé le constable en question, et il se trouve que le gérant de la gare se demandait ce que je pouvais bien faire là (de si bon matin et presque furtivement, mais pas assez) à photographier la gare. Il avait pris le numéro de ma plaque en note. Une fois la situation expliquée, le policier a bien ri et il m’a donné quelques tuyaux utiles pour obtenir des renseignements supplémentaires. Non, je ne publierai pas la photo en question… comme il s’agit d’une propriété privée protégée par une police privée, je n’ai pas le goût d’avoir des problèmes avec eux.

Arrosoir à pivot

Après la visite de Medalta, je suis reparti vers l’ouest. Un arrêt au hameau de Burdett m’a permis d’admirer de près le premier arrosoir à pivot utilisé dans l’ouest canadien. On en voit partout en fonction (et des plus modernes) mais je n’ai pas réussi à en prendre un sous un angle intéressant. J’ai dîné à Taber une fois de plus, pas tant par intérêt pour la bouffe locale que par nécessité. De là, je suis parti vers le sud, traversant de superbes champs verdoyants (en fait, certain jaunissants de fleurs de colza (canola). Ici et là, des éoliennes tournaient majestueusement.

Cardston Alberta Temple

Je suis arrivé à Cardston, la ville fondée par un expatrié mormon du nom de Card, au milieu de l’après-midi. La ville était décorée d’unifoliés partout. J’ai visité le très intéressant musée de voitures hippomobiles, mais je n’avais plus d’énergie pour le musée de miniatures… il faut bien s’en garder pour une visite subséquente. Le centre-ville ne manquait pas d’intérêt architectural, mais le clou du patrimoine bâti de cette petite ville est le gigantesque temple de l’Église de Jésus-Christ des Saints des derniers jours qui se dresse sur un promontoire. La photo ne rend pas justice à sa grandeur réelle: l’édifice fait au moins six étages de hauteur. J’ai aussi eu droit à une fort intéressante conversation avec une bénévole du centre d’accueil, ce qui m’a permis de mieux comprendre non seulement l’architecture et la fonction de ce bâtiment, mais certains éléments de la foi de cette Église. Non, ne vous attendez pas à une conversion. En passant, on ne peut pas entrer dans cet espace sacré à moins d’être «in good standing». C’est un peu leur Saint des Saints, ce qui explique qu’on l’appelle un temple, contrairement aux églises qu’on retrouve un peu partout, notamment en face du temple!

Rocheuses vers Waterton

Je suis ensuite parti vers les Rocheuses, qu’on voyait déjà depuis un bout de temps se profiler à l’horizon, et j’ai pu faire usage de mon laisser-passer annuel pour la première fois depuis son achat à Pâques.  Comme je le disais plus haut, j’ai eu la chance inouïe de trouver la chambre la moins chère en ville (ahem… au village!) dans un motel tout ce qu’il a de plus correct. La dame à l’accueil était fort sympathique et je suis arrivé en même temps qu’une troupe guidée par des Français vivant à Calgary. Je me suis promené dans la ville, je me suis trouvé à souper dans un petit resto italien sympathique, puis je me suis retiré dans ma petite chambre… pour faire autre chose qu’écrire un article de blogue, quoi!

Ce matin, après un petit-déjeuner en ville, je suis parti explorer les zones du parc accessibles en voiture (je n’avais pas avec moi ce qu’il m’aurait fallu pour aller excursionner sérieusement en montagne). J’ai tout de même vu ça:

Lac Cameron

Le lac Cameron est niché au creux d’une cuvette au bout d’une route de 18 km qu’il vaut la peine de parcourir. Un photoblog suivra sous peu, vous vous en doutez bien. J’ai pris près de 200 photos aujourd’hui…

J’ai eu de la difficulté à quitter le parc, mais vers 14 h, après un dîner au village, je suis parti vers Pincher Creek, où il n’y a pas grand-chose à voir… mais j’ai fait un détour par Cowley, où certaines scènes de Brokeback Mountain ont été filmées, notamment la séquence d’ouverture. J’ai également visité le barrage et le réservoir Oldman, qui assurent l’irrigation d’une bonne partie du sud de la province, sans quoi cette région serait semi-désertique. Puis je suis passé brièvement par Fort Macleod, où j’ai penser passer la nuit… mais j’ai une réunion demain après-midi au collège et j’ai préféré rentrer… à la grande joie des félins, qui ne savent pas que je repars samedi…

Début d’escapade sud-albertaine

Canola près de Medicine Hat

Récemment, Mini me demandait où trouver des champs de canola à photographier… près d’Edmonton. Celui-là se trouve un peu loin (à l’est de Bow Island, le long de la route 3) mais à tout le moins il indique que la saison de la floraison commence. Bientôt, une grande partie de l’Alberta tombera sous le charme jaune…

Je vous fais gré pour le moment du détail de mes excursions… je fais le plein de photos et d’images mentales. Juste une liste, toutefois: J’ai couvert un maigre 360 km aujourd’hui (selon mon odomètre au moment de refaire le plein ce soir), mais j’ai pu admirer certains des plus beaux paysages que la province a à offrir, dans une diversité d’écosystèmes allant de la prairie à la forêt de pins. Hier, j’ai visité le jardin japonais de Lethbridge, puis le fort Whoop-Up avant de prendre la route vers l’est pour me rendre dans les Cypress Hills, qui se trouvent à la frontière de l’Alberta et de la Saskatchewan (et à une cinquantaine de km au nord de la frontière avec les États-Unis). Ensuite, je suis revenu vers Medicine Hat, où je me trouve au moment d’écrire la présente.

Itinéraire 30 juin 2009

Cliquez sur la photo pour agrandir ou cliquez ici pour le lien vers Google Maps qui permet de naviger la carte et de zoomer.

Et voici un exemple de ce que m’a permis de voir ma petite excursion dans les collines aux cyprès (où cet arbre est absent, soit dit en passant; ce serait le résultat d’une méprise des explorateurs européens… un peu comme la méprise sur le cervidé qui a donné son nom à la ville où j’habite).

Lac Elkwater

Il ne me reste plus qu’à me procurer une tente et l’équipement nécessaire… je sens que je commence à attrapper la piqûre du camping, mais pas en caravanne… Dans de tels lieux, où on peut être en paix et non entassés les uns sur les autres, ça donne le goût de s’y adonner.

Soit dit en passant, ce soir, j’ai largement défoncé le budget prévu pour le souper, mais ça valait la peine. En parcourant le centre-ville à des fins photographiques (et sans grand espoir fondé d’y trouver une table ouverte) je suis tombé par hasard sur le bistrot De Vine. J’y ai dégusté une terrine de feta au chèvre accompagnée de poivrons et champignons portobello grillés à se rouler par terre, suivie d’un filet de cerf du même acabit. Une crème brûlée délicieuse (et fraîche!) a couronné le tout. Seule ombre au tableau: pas de machine expresso, donc j’ai dû me contenter d’un café filtre. La sélection de vins au verre était aussi très restreinte, mais bon, je ne peux pas me farcir toute une bouteille seul!  Je recommande chaudement l’endroit,surtout l’été, car on y mange en terrasse sans être pour autant sur le trottoir comme c’est trop souvent le cas.

Je suis très satisfait du début de mes vacances. En cette journée de la Fête du Canada, j’ai une ou deux visites à faire à Medicine Hat avant de prendre le chemin de Cardston et peut-être un coucher à Waterton (je retraverse la province en sens inverse).

Bonne Fête du Canada à tous!

Rien qu’un petit peu épeurant…

Prise de courant LethbridgeUn multiplicateur de prises… quoi de plus banal? Eh bien, sur ce multiplicateur, on trouve trois appareils (quatre avec celui qui est branché sur l’autre prise, normalement reliée au même circuit) qui requièrent tous un circuit unique pour chacun: un réfrigérateur, un climatiseur, un four à micro-ondes et une cafetière.

Heureusement que je n’avais pas besoin de la fonction de climatisation de l’appareil idoine; seulement de son pouvoir de ventilation, car je crains qu’il y aurait eu surcharge si les deux compresseurs (du climatiseur et du frigo) étaient partis en même temps.

Et ce n’est pas parce qu’il n’y avait pas d’autres prises de courant disponibles dans la chambre.

Comme l’édifice du motel Triftlodge de Lethbridge (où la photo a été prise) date des années 1970, je doute que l’installation électrique soit capable de supporter une telle charge, même si je comprends le besoin de services qui l’a fait naître. Mais ici, c’est carrément dangereux!

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