Mais c’est qu’on a froid, nous!

Pelotonnés l’un contre l’autre, hier après-midi, Edgar et Rusty, devant une bouche de calorifère… Rien de trop beau pour la classe féline!

OscarFroid
Oscar ne voulait pas être laissé pour compte lorsque les deux autres ont laissé le coussin vacant… on ne peut tout de même pas laisser se perdre cette merveilleuse chaleur lorsqu’il fait -20° dehors…

Publicités

Cuisine d’hiver: Soupe de pois chiches

J’aime bien les pois chiches. Ils sont nutritifs sans être bourratifs et se prêtent à de multiples utilisations. Je cherchais donc l’autre jour une recette de soupe qui inclurait cet ingrédient. J’achète mes pois chiches secs, ce qui veut évidemment dire que je dois les faire tremper; ce n’est pas le genre de recette qui s’improvise à la dernière minute (à moins d’avoir des pois chiches en boîte à portée de main).

La recette de cette soupe savoureuse vient d’ici… modifiée légèrement par mes bons soins (et doublée en volume). Les ajouts sont indiqués en italique.

  • 2 tasses (500 ml) de pois chiches secs, réhydratés, soit environ 4 tasses (1 litre) de pois chiches (ou 2 boîtes de pois chiches en conserve).
  • 2 cuillères à table (30 ml) d’huile végétale à cuisson (canola ou autre)
  • 2 cuillères à table (30 ml) d’huile d’olive
  • Viande de poulet cuite (j’ai aussi préparé la chose avec des morceaux de saucisse épicée)
  • 4 carottes coupées en dés
  • 2 oignons coupés en dés
  • 3 branche de céleri coupées en dés
  • 4-5 gousses d’ail pressées ou hachées finement
  • 3 litres de bouillon de poulet (ou de bouillon de légumes si on veut une recette entièrement végétarienne)
  • 2 cuillères à thé (10 ml) d’origan
  • 1 cuillère à thé (5 ml) de cumin moulu
  • 1 cuillère à thé (5 ml) de sambhar masala
  • 5 feuilles de laurier
  • Zeste râpé de 2 citrons
  • Un soupçon de sauce piquante (Tabasco, Sriracha, ou autre) au goût
  • Le jus des deux citrons ajoutés en fin de cuisson
  • Sel et poivre (ajouter au moment de servir; le sel empêche les pois chiches d’absorber le liquide et de s’attendrir)
  • ½ tasse (125 ml) de persil frais haché ajouté au moment de servir

Faire tomber l’oignon dans les huiles à feu moyen. Ajouter les carottes et le céleri et sauter pendant environ 2-3 minutes. Ajouter l’ail, le cumin et l’origan et faire revenir un autre 2-3 minutes. Ajouter le bouillon, les pois chiches (la viande si on utilise) et les autres assaisonnements (sauf le sel) et amener à ébullition, puis réduire le feu. Mijoter de 45 minutes à une heure, jusqu’à ce que les pois chiches soient attendris. Assaisonner avec le sel, le poivre et le jus de citron. On peut ajouter du persil frais haché et un soupçon d’huile d’olive au moment de servir.

Produit environ 6 litres de soupe. Se congèle merveilleusement.

On remarquera que la soupe telle que servie ci-haut contient des dés de pommes de terre. Il s’agit là d’un ajout fait à une portion de la soupe peu avant de servir. J’ai donc fait réchauffer environ 1 litre de soupe auquel j’ai ajouté 500 ml de bouillon et deux pommes de terre coupées en petits dés, cuites pendant 20 minutes dans la soupe. Je ne recommande pas leur ajout si on ne consomme pas tout de suite, puisque les pommes de terre tourneront en purée.

Enfin!

La première ministre de l’Alberta, Rachel Notley, annonçant la nouvelle.

Vingt-cinq ans. Trois essais. Un fructueux.

C’est le temps que cela aura pris au collège de Red Deer pour recevoir, du gouvernement provincial, le droit d’offrir des programmes universitaires autonomes. L’annonce en a été faite cet après-midi — dans un auditorium bondé — par la première ministre, accompagnée du ministre de l’Éducation supérieure, des deux députées provinciales locales, ainsi que d’un nombre considérable de dignitaires locaux.

Cette annonce survient après que le collège régional de Grande-Prairie et ACAD (Alberta College of Art and Design, à Calgary) ont reçu le même privilège.

Concrètement, ce que cela voudra dire reste à déterminer, mais nous pourrons désormais offrir des cours et programmes autonomes. Présentement, nos programmes universitaires sont offerts en collaboration avec d’autres institutions universitaires de la province et donc chaque cours doit être approuvé par toutes les autres institutions.

Ça valait bien la peine de réveiller le blogue pour parler de cette grande nouvelle!

Demain, il y a une réunion générale du personnel pour préciser la forme que prendra la mise en place de ces programmes.

On en parle ici et .

Oh! Et c’est aussi le début du mois de la francophonie, proclamé et reconnu aujourd’hui officiellement par le gouvernement albertain.

Fleur de valentin

Une fois n’est pas coutume… une douzaine de roses pour l’homme de ma vie. Pour la première fois en 8 ans de vie commune! Bon. Il a bien fallu qu’Oscar s’amuse à renverser le grand verre où je les avais mises, mais c’est tout de même si beau.

Pâte feuilletée et Bonne année!

J’avais le goût de vols-au-vent pour notre repas de la veillée de la Saint-Sylvestre. Le problème? Cette pâtisserie, que l’on peut obtenir facilement à peu près n’importe où au Québec, est introuvable (et apparemment inconnue) ici. Il faudrait donc que je m’essaie.

Cette fois, j’ai décidé de faire la pâte feuilletée moi-même. Avant de me lancer, j’ai consulté diverses recettes pour voir quels principes s’appliquaient, quelles proportions d’ingrédients, etc. Par souci scientifique, j’ai décidé d’essayer deux recettes différentes, l’une tirée du site de Ricardo Larrivée et l’autre, du livre de James Peterson Cooking (Berkeley and Toronto: Ten Speed Press, 2007), p. 476. Je ne vous donne même pas la seconde recette, qui s’est avérée complexe (il fallait préparer une détrempe à base d’huile qui devait reposer douze heures avant d’y intégrer le beurre), difficile à travailler, et qui a à peine levée. Tous ces efforts (sans compter trois quarts de livre de beurre) pour rien, mais bon… c’était l’approche scientifique. Par contre, la recette de Ricardo, que je vous mets ici, se travaille bien, a fonctionné à merveille et donne une bonne quantité (1,5 kg) de pâte.

Les ingrédients sont les suivants:

Pour la détrempe (pâte de base):

  • 750 ml (3 tasses) de farine tout usage
  • 5 ml (1 c. à thé) de sel
  • 125 ml (1/2 tasse) de beurre non salé, fondu
  • 250 ml (1 tasse) d’eau froide

Beurre:

  • 500 ml (2 tasses) de beurre non salé, ramolli
  • 125 ml (1/2 tasse) de farine tout usage

La préparation est très simple, même si cela prend un peu de temps. Je cite les instructions de Ricardo. J’ai fait sept tours:

Détrempe:

Mélanger la farine et le sel. Creuser un puits au centre et y verser le beurre et l’eau. Bien mélanger avec les mains pour former de grosses miettes de pâte. Pétrir ensuite la pâte jusqu’à ce qu’elle soit homogène. Former un carré de 15 cm (6 po). Couvrir d’une pellicule de plastique et réfrigérer.

Beurre:

Mélanger le beurre et la farine. Déposer le mélange sur une pellicule de plastique et former un carré de 15 cm (6 po) et réfrigérer 1 heure.

Préparation:
Abaisser la pâte en un rectangle de 46 x 20 cm (18 po x 8 po). Déposer le carré de beurre au centre du rectangle et rabattre un côté de la pâte sur le carré de beurre. Rabattre l’autre côté. Avec les doigts, sceller les deux extrémités pour emprisonner le beurre.

Retourner le carré de pâte sens dessus dessous. À l’aide d’un rouleau, exercer de petites pressions sur la pâte, de haut en bas, pour ramollir le beurre puis abaisser la pâte en un rectangle de 46 X 20 cm (18 X 8 po). Rabattre vers l’intérieur les extrémités pour former un paquet à trois épaisseurs (comme on plie une lettre). Ceci forme le premier tour. Recouvrir de pellicule de plastique et réfrigérer une heure.

Répéter l’opération précédente 6 autres fois en prenant soin de réfrigérer 1 heure entre chaque opération (on peut généralement faire deux tours entre chaque réfrigération, pourvu que la pâte ne s’étire pas.

La pâte se conserve jusqu’à deux jours au frigo et trois mois, bien emballée dans un sac hermétique, au congélateur. J’ai découpé la chose en quatre parts; il m’en a fallu deux pour préparer les vols-au-vent suivants.

Pour faire des vols-au vent, j’ai d’abord découpé des cercles avec un emporte-pièce, puis, pour chaque cercle « de base », j’ai découpé deux autres cercles dont le centre était évidé à l’aide d’un emporte-pièce circulaire plus petit. On empile ensuite deux cercles évidés sur un cercle plein en ayant soin de badigeonner le dessus avec un peu de lait (ne pas laisser couler de lait ou de glace à l’œuf (si on utilise) sur les côtés, ce qui pourrait empêcher la pâte de lever.

On enfourne une vingtaine de minutes à 375° ou 400° F (180° à 200° C), jusqu’à ce que la pâte ait bien levé et que le dessus soit doré. j’avais mis un « chapeau » témoin pour voir la levée d’une pâte simple.

J’ai néanmoins fait une petite erreur: j’ai fait cuire mes vols-au-vent avec la partie intérieure complète plutôt que d’évider la chose et de faire cuire les « chapeaux » séparément. Cela a donné une pâte qui avait levé mais qui n’était pas cuite au centre. Faites cuire les chapeaux séparément. On évide, on garnit de quelque chose de délicieux (ici, de la dinde à la King) et on déguste.

Oh! Et bonne année 2018 à toutes celles et à tous ceux qui lisent (occasionnellement) ce blogue qui paraît épisodiquement depuis dix ans!

Adorable, mais…

Près de chez nous il y a une série de maisons qui hébergent des personnes ayant des problèmes de santé mentale (un résultat du processus de désinstitutionnalisation qui a culminé par la fermeture complète, il y a quelques années, du Centre Michener tout près). À l’Halloween et à Noël, toutes ces maisons se lancent dans une frénésie de décoration absolument adorable qui a pour résultat de donner une rue très festive.

C’est devant l’une de ces maisons que nous avons vu, lors de nos pérégrinations vespérales (nocturnes, disons), cette décoration un peu particulière. C’est très joli… mais qu’est-ce au juste? Un chat? Un chien? Un bébé renne? Un amalgame étrange entre divers quadrupèdes qui donne un résultat que l’on pourrait assimiler à l’ornithorynque? Vos suggestions sont les bienvenues!

Féérie hivernale

Comme chaque année, le parc devant l’hôtel de ville prend des airs féériques pour la fin d’année. Le temps doux des derniers jours s’y prêtait et, lors de l’une de nos promenades vespérales, Oyaté et moi avons pris quelques clichés dans le parc… et quelques vidéos.

Il y a aussi une grande épinette maigrelette (elle pousse là, on ne l’y a pas apportée pour l’occasion) qui se fait décorer chaque année. Pourtant, cette année, il me semble qu’ils ont quelque peu raté l’effet… mais l’intention est là!