Sur la route de…

Lac Abraham vu vers l'est

Lac Abraham vu vers l'est

… non, pas Berthier, mais plutôt Radium. En juillet dernier (oui, j’y suis encore et toujours, même si les cours sont commencés depuis hier; j’ai encore des chroniques de vacances en réserve; ça me fait oublier qu’elles sont déjà terminées), j’ai eu le plaisir d’accueillir à nouveau l’ami Boris. Nous sommes repartis, en passant par le chemin familier de la route David-Thompson, puis de la route des Glaciers dont j’ai déjà parlé. Donc, revoici d’autres images prises le long du parcours (je dois commencer à vous raser avec les Rocheuses, mais moi, je ne m’en lasse pas).

Le Mont Michener, à l'extrémité ouest du lac Abraham... et Bernadette prête pour la grande aventure.

Le Mont Michener, à l'extrémité ouest du lac Abraham... et Bernadette prête pour la grande aventure.

Dîner champêtre

Nous avons fait étape, après trois heures de route, à Saskatchewan River Crossing, devant «ma» montagne, pour prier et casser la croûte. Quelques reliefs du souper de la veille venaient agrémenter notre ordinaire… Tout de même, il ne faut pas se priver. Le jambon au romarin n’était pas piqué des vers.

Lac Waterfowl vu vers le sud. Il était d'encre. Le filtre polarisant aidait à mettre les reflets en valeur.

Lac Waterfowl vu vers le sud. Il était d'encre. Le filtre polarisant aidait à mettre les reflets en valeur.

Le même lac, vu vers le nord... pas mal non plus!

Le même lac, vu vers le nord... pas mal non plus!

Le lac Peyto... Je ne me lasse jamais de cette étendue de pur turquoise.

Le lac Peyto... Je ne me lasse jamais de cette étendue de pur turquoise.

Pic Lac Moraine

Nous avons refait un arrêt au lac Moraine, question de bivouaquer tranquillement avant de passer en Colombie-Britannique. Cette fois, c’est le pic qui borde le lac à son extrémité est qui a attiré mon objectif (oui, il y a eu d’autres photos, mais bon… je ne vous les imposerai pas toutes!).

RV Lac Moraine

Et celle-là, c’était trop drôle: dans le stationnement au lac Moraine, il y avait quelques véhicules récréatifs loués qui arboraient… le paysage environnant! Le lac et la «vallée des dix sommets». Tiens, je leur fais aussi de la pub gratuite…

Partage des eaux

Nous avons ensuite bifurqué après Lake Louise vers le Parc national de Kootenay. On ne peut pas manquer les marqueurs de la ligne de partage des eaux. Je l’avais déjà traversée le long d’une autre route l’an dernier… mais je n’avais pas pris le temps de m’arrêter. Je vous laisse sur une dernière image de la route 93 dans le parc national de Kootenay. Le long de cette route, on pouvait voir les traces de nombreux incendies de forêt (et même les vestiges d’un feu en 1968) avec des panneaux d’interprétation expliquant le rôle écologique de ces «désastres». Je n’ai pas pris de photos… mais c’était fort intéressant et ça portait à réfléchir.

Kootenay Park

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13 réflexions au sujet de « Sur la route de… »

  1. Que de beaux souvenirs… À en couper le souffle, littéralement dans mon cas, puisque j’arrivais de San Francisco, sur le bord du Pacifique, donc tout au ras du niveau de la mer (dans le cas de mes poumons, disons 1,50m. et des poussières) à près ou plus de 2001,50m et des cailloux…) Mais j’imagine qu’il faut un peu souffrir pour voir tant de beauté en deux semaines… J’ai hâte de voir la suite…

  2. Je ne dis pas que ce n’était pas beau, bien au contraire, juste que j’avais le souffle court!

  3. Tes images sont de plus belles.

    J’ai comme une idée que la vue du lac Peyto n’est pas nouvelle sur ce blog.

    Tu as donc commencé tes randonnées ?

    Ces montagnes sont magestueuses, la sensation de grandeur est, me semble-t-il encore plus importante que dans les Alpes.

    Une seule question : la prière ? Au milieu des montagnes ? Dois-je comprendre qu’il n’y à aucune obligation de faire cela dans une église qui aurait été bâtie, entre autres, à cette intention ? En ce cas, effectue-tu la genouflexion ?

    Je pense que tu aurais aimé les cloîtres et les églises cisterciennes que j’ai visité à Lisbonne et autour de Lisbonne la semaine dernière.

  4. Effectivement, Momo, le lac Peyto s’est fait voir à deux autres reprises… Je n’y peux rien: c’est trop beau. J’ai effectivement effectué quelques randonnées en montagne, mais il me reste encore de l’équipement à acquérir pour partir en véritable randonnée. Ça viendra.

    Quant à la prière, j’ai beau être de tradition catholique, je n’ai vraiment pas besoin d’une église pour me sentir en communion avec Dieu (et encore moins de génuflexion). Comme Pierre Teilhard de Chardin, je dis souvent ma «messe sur le monde»

  5. En fait, tu revendique une tradition catholique dans ta pratique de la foi, mais il y a décidément, nous en avons déjà parlé, beaucoup d’éléments qui sont de nature – je met tous les guillemets d’usage à ce mot – à « réformer » l’institution catholique. Tu as dit quelque part que les églises anglicanes t’étais, sur le plan architectural, chères, mais il se trouve justement que la religion anglicane contient, me semble-t-il, un mélange assez bien dosé entre le culte catholique et le culte protestant. Dans le fond, il n’est peut être pas exagéré de dire que tu pratique une religion à la carte, en prenant – ce n’est nullement une critique, loin s’en faut – ici et là ce qui semble le mieux convenir à ta réalité propre. Est-ce que cette façon de pratiquer la religion porterait-elle un nom, qui pour le coup ne manquerait pas d’être fédérateur ?

  6. Il y a quelques années déjà (en fait, une vingtaine!) le sociologue saskatchewanais Reginald Bibby a justement écrit un volume intitulé Religion à la carte, qui explorait les croyances et pratiques religieuses des Canadiens. Son constat: la plupart d’entre nous pratiquons un syncrétisme autodéterminé de bon aloi, tirant ici et là, de diverses traditions religieuses, ce qui nous convient. À mon sens, cela tient à plusieurs facteurs, notamment l’éclatement des barrières imposées par la géographie et les distances culturelles, ce que la plupart des traditions religieuses refusent de reconnaître, tentant encore d’affirmer leur unicité respective à la face du monde.
    Je n’ai pas vraiment d’étiquette à accoler à mes propres pratiques. Lorsque nous nous sommes arrêtés pour prier, Boris et moi, nous avons utilisé une forme qui nous est familière à tous deux (ayant cheminé dans la même communauté religieuse il y a un certain temps) et tirée de la tradition catholique. Mon langage pour m’exprimer, pour me «relier» (car c’est là le sens du mot «religion», qui vient de «re-ligare», soit «relier» en latin) tire indubitablement du lexique catholique. Cependant, plusieurs de mes croyances s’éloignent même du christianisme, notamment le fait que je ne crois pas à la pérennité de l’âme ou à la «vie après la mort» autrement que dans l’esprit des gens que nos propres existences ont pu toucher.

  7. Doréus, l’essence de Dieu n’est-elle pas en nous cette immortalité ?
    Comment concevoir l’unité divine autrement qu’en chacun de nous, dans les arbres, les fleurs ou l’air que nous respirons?

  8. Une seule vie ne serait-elle pas synonyme d’injustice, pour les enfant qui meurent trop tôt, pour les infirmes, pour les esclaves, pour les attardés mentaux ?

  9. J’ignore en fait en quoi tient l’immortalité, si tant est qu’elle existe. Quant à la justice… au sens humain, oui, une vie écourtée ou estropiée peut nous paraître moindre, mais ce n’est que parce que notre vision est elle-même fort limitée… et que nous plaçons des obstacles, comme société, sur la route de tant de gens qui n’ont pour seule faute que leur différence…

  10. Serais-ce à dire que la vie est juste, krn ? Serais-ce à dire que la vie n’est pas fondamentalement immorale ?

  11. Pour te répondre Momo, je dois faire appel à ce que je crois et qui m’est peut-être personnel du fait de mon propre vécu. Je ne dis pas qu’il s’agit de la vérité absolue.
    Si on appelle vie l’intervalle compris entre la naissance et la mort d’un individu, je la sens effectivement fondamentalement injuste et immorale.

    Je crois que le corps n’est qu’un véhicule que l’âme emprunte pour un temps, le temps d’apprendre une leçon et arriver à un but final à travers de multiples expériences, la justice réside alors dans les choix de vie qu’on fait, même s’ils sont difficiles.
    Je crois que tout vient de la lumière et retourne à la lumière, même l’ombre la plus sombre.

  12. Pour ma part, puisque nous priâmes ensemble, je me permet de joindre ma voix à ce coryphée eschatologique, pour ma part, donc, je crois en une certaine pérénité de l’âme du vivant, mais pas sous la forme rose bonbon qu’on nous a laissé entendre… Je crois en l’Amour indéfectible du Père, et cet Amour me laisse l’espérance d’une vie meilleure. Mais cet vie meilleure ne peut malheureusement pas se décrire avec la certitude et la précision des mots humain…

    Notre amie KRN parlait plutôt d’injustice dans le cas de vie écourtée par la maladie, ou rendue plus difficile par le fait de handicaps ou d’infirmité. Je pense que Dieu, puisque je suis convaincu de son existence, met en chacun de nous des réserves insoupçonnées de forces, qui ne s’expriment pas nécessairement par des exploits physiques ou intellectuels, mais bien souvent par le témoignage de courage de certains. Je pense en particulier à tout ces enfants malades dans les hopitaux, qui bien souvent nous donne un touchant spectacle de force d’abnégation et de dignité dans leur combat contre la maladie. (ceci étant dit, un enfant ça ne devrait jamais être malade)

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