Réponse tardive à un tag culinaire

Salade tiède tofuEn farfouillant sur le blogue de Sèv, je suis tombé sur cet article de 2012, où Oth et elle répondent à un tag culinaire. Ses questions m’ont intrigué et donc, je vous les partage… et si ça vous amuse, vous pouvez les reprendre à votre compte!

1. Inaugures-tu une nouvelle recette quand tu as des invités ou préfères-tu la tester d’abord en solo (ou sur ta famille)?

J’ai fait les deux. Certaines recettes se prêtent mal, lorsqu’elles génèrent de vastes quantités, à des essais pour nous seuls (par exemple, essayer une nouvelle farce pour la dinde; on peut goûter la farce, mais on ne sait pas ce que ça donnera dans l’oiseau avant de l’essayer). D’autres, parce que l’on veut s’assurer de la saveur ou de la texture, requièrent des essais. J’ai récemment fait les deux (suivre les liens).

2. Quand tu es en rade d’un aliment, tu vas chez le voisin pour être dépanné ou tu changes tes plans?

J’ai toujours détesté cette manie de nos voisines qui, lorsque j’étais enfant, apparaissaient à l’improviste pour quémander une tasse de sucre ou un peu d’un autre ingrédient. Mes parents ne demeuraient pas près d’une épicerie et ça se comprend jusqu’à un certain point, mais je n’irais jamais chez le voisin quérir des aliments. Si nécessaire, je me rendrai en chercher à l’épicerie, mais souvent, je substitue (sans nécessairement changer mes plans). En fait, lorsque je dois préparer quelque chose, je prévois et j’achète le nécessaire.

3. Comment préfères-tu la cuisson des œufs?

Tout dépend. Au restaurant, je demande généralement tournés, avec le jaune coulant, parce que c’est à peu près la seule cuisson qui donne des résultats relativement prévisibles (les œufs brouillés sont irrémédiablement secs, les œufs sur le plat ne seront pas assez cuits en surface et ne demandez pas un œuf poché au Canada… ils ne savent pas ce que c’est, à moins qu’ils servent des œufs bénédictine, et encore!). Pour ce qui est des œufs à la maison, je les fais parfois sur le plat, parfois brouillés (avec un peu d’oignon, de champignons et d’assaisonnements), parfois en omelette, parfois bénédictine… ça dépend de mon inspiration du moment, du temps dont je dispose et des ingrédients d’accompagnement que j’ai sous la main. Je n’ai jamais préparé d’œufs à la coque.

4. Si parmi tes invités il y a des enfants, leur prépares-tu quelque chose de différent que ce que tu mitonnes pour les adultes?

J’ai été élevé avec l’idée que les enfants mangent la même chose que les adultes, peut-être en quantité moindre. Je planifie donc en conséquence et je ne sers pas quelque chose de trop complexe ou de trop rébarbatif s’il y a des enfants. Cependant, tout le monde mange la même chose.

5. Par rapport à ton enfance, y a-t-il des aliments que tu t’es mis à aimer, et au contraire d’autres que tu n’aimes plus?

Mon répertoire gastronomique s’est immensément élargi depuis l’enfance. Au fait, vous avez vu la page donnant la liste de l’ensemble des recettes publiées sur ce blogue? Mes parents n’étaient pas trop aventureux côté culinaire, et donc, j’ai grandi avec une diète relativement limitée. De plus, j’étais un enfant «difficile» en ce qui concerne les aliments. J’ai déjà déclaré ne pas aimer les tomates, les concombres, le steak (le bifteck), et diverses autres choses que je mange depuis avec appétit. Ma mère a bien essayé de me faire aimer le boudin noir. Encore aujourd’hui, c’est l’un des très rares aliments dont même l’odeur me lève le cœur.

6. A choisir : du bio qui a fait le Tour du Monde pour rejoindre ton marché hebdomadaire ou des produits du terroir que tu vas chercher chez les producteurs du coin (avec juste un peu de pesticide, mais pas trop)?

Je prends ce que je trouve à l’épicerie et qui ne coûte pas trop cher, sans pour autant contenir trop d’ingrédients étranges. Je n’achète pas bio par exprès. J’essaie surtout d’éviter les additifs artificiels et le sel sous toutes ses formes. Comme je cuisine beaucoup moi-même, j’achète très peu d’aliments préparés, ce qui réduit mon exposition aux additifs.

7. Regardes-tu les émissions culinaires «à la mode»?

Cela requerrait un téléviseur… Oh… et les affaires «à la mode», très peu pour moi.

8. Quand tu vas dans un restaurant typique, tu commandes une spécialité ou un steak-frites (nan parce que j’en connais qui le font…)?

Je suis du genre à tenter de choisir quelque chose qui reflète la spécialité du restaurant, puisque j’ai choisi l’endroit pour le dépaysement culinaire. J’aime aussi ne pas me cantonner à un seul plat lorsque je vais dans un restaurant de chaîne ou un restaurant de «cuisine familiale». Mon conjoint devient alors friand du hamburger-frites… mais il a aussi quelques préférences en cuisine indienne et thaïlandaise. Il est davantage une créature d’habitudes que je le suis.

9. Es-tu un puriste des recettes régionales (clafoutis forcément à la cerise, far uniquement aux pruneaux, tarte flambée crème, lardons, oignons et rien d’autre, …)?

Nan, mais que faites-vous de la créativité culinaire? Je viens d’une province où la «tourtière» veut dire quelque chose de différent d’une famille à l’autre. On ne va pas chipoter sur la pureté des recettes, quand même!

10. Penses-tu que les knackis Hert* soient réellement conformes aux véritables knacks alsaciennes?

Hein?

11. Comment vois-tu notre alimentation dans 30 ans?

La vôtre, en France, je ne sais pas. La nôtre semble s’internationaliser et c’est très bien ainsi, parce que le «steak-blé d’inde-patates» des générations précédentes, on s’en passe, quand même!

Et si vous vous demandez, la photo d’en-tête est une salade tiède au tofu que j’ai préparé avec mon Oyaté en avril dernier et que je pensais afficher sur le blogue un de ces quatre, mais j’ai maintenant oublié de quoi il s’agissait. Je peux voir qu’il y avait des tomates, du tofu, du brocoli, du poivron jaune et de l’orzo (qui devait servir de substrat), mais au-delà de cela, j’ai complètement oublié, sinon que c’est un plat sauté avec une vinaigrette à l’huile et que c’était délicieux.

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10 commentaires sur « Réponse tardive à un tag culinaire »

  1. Un bon Pâté Chinois (qui en passant n’est ni pâté, puisque pas de croute, ni chinois) ne se démodera jamais pour moi… Ce qu’il y a de bien avec la nourriture, c’est que le fait de consommer un hamburger frites hyper standardisé d’une chaine aux arches d’or, par exemple, une journée, n’empêche en rien de se mitonner un plat 1000 fois plus raffiné et sophistiqué le lendemain…

    Et, en passant, l’oeuf « scrambled » à l’américaine n’a rien avoir avec les vrai oeufs brouillés, cuits à feu très doux, auxquels on ajoute une petite crème fouettée entre fleurette et pics mous en fin de cuisson… on a alors l’impression de manger un nuage, tellement c’est léger…

  2. + 100 pour les vrais  » oeufs brouillés à la créme fleurette  » , Boris !
    Mais , le Pâté Chinois pas chinois ???? c’est quoi ? 🙂

  3. Le pâté chinois, c’est un plat fort réconfortant, composée de viande hachée (généralement du boeuf), de maïs en grains et de pommes de terre en purée. Je pense que ce qui ce rapproche le plus de la chose de ton côté de l’Atlantique serait le hachis parmentier…

    Pour ce qui est de la crème fouettée, les « pics mou » sont l’étape intermédiaire entre « fleurette » et « pics ferme »

  4. Et bien, après une petite recherche, j’ai trouvé ce qu’est un œuf tourné.
    Personnellement, je les mange à la coque, et sans mouillettes, ça dénature le goût…

  5. Ah! Je me doutais que les termes allaient différer. Quant aux oeufs brouillés, je m’accommode bien de ceux que l’on pratique en Amérique du Nord et qui sont extrêmement rapides à préparer. Comme je n’ai jamais mangé des oeufs brouillés préparés à la crème, je ne me prononcerai pas. Pour ce qui est des oeufs tournés, en effet, il s’agit simplement d’oeufs sur le plat que l’on retourne à mi-cuisson afin d’affermir le blanc.

  6. LA prochaine fois que j’irai chez vous, je t’introduirai aux vrais oeufs brouillés…

  7. Ayé, me voilà !! Ca mouline beaucoup chez nous, je ne sais pas pourquoi…
    Eh bien, tu as fait des fouilles archéologiques dans notre blog ?? 😉

    Tu n’as pas l’air de connaître les knacks http://blogoth67.wordpress.com/2014/10/01/a-taaaable-lalsace/ et les knackis H*rt* http://www.croquonslavie.fr/produits-et-marques-nestle/produit/Charcuterie-traiteur-HERTA/Knacki-HERTA/KNACKI-Original/KNACKI-Original-X6/8dcf75b6-9b18-4d9d-bf63-4a462f792076.aspx

    Je ne connaissais pas cette notion d’œufs tournés et de pics fermes ou mous, j’en apprends des choses !

    Nous aimons tous les 4 le boudin noir, mais une fois, j’en ai mangé un tellement mauvais que j’ai mis des années à en manger de nouveau…

    C’est sympa d’avoir ressorti ce tag, merci 🙂

  8. Ah! Je me souviens, maintenant. J’avais lu ton article sur les knacks, mais pas fait le lien dans ma rédaction de cet article. Cependant, je ne peux évidemment pas me prononcer sur ces produits qui ne sont pas disponibles ici (et qui me rappellent furieusement la saucisse à hot dogs, cette horreur!). Je suppose que les knackis sont infiniment meilleurs.
    Au plaisir!

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